28.07. - 04.08.2018 *Comment identifier et sortir des relations nuisibles?

  • Si vous êtes dans une relation insatisfaisante, inconfortable, difficile, voire douloureuse, dans laquelle vous ressentez du dénigrement, ou même une certaine cruauté,
  • Si vous passez votre temps à essayer de comprendre l’autre, dans l’espoir de le changer, avec la sensation que votre bonheur en dépend,
  • Si vous avez l’impression de devoir tout accepter, de subir ses humeurs, ses désirs,
  • Si vous avez le sentiment de ne tomber que sur des relations malsaines, destructrices ou tout simplement non aimantes,

Il est temps d'en parler. Alors comment en sortir ?

Tout du long d’une relation tissée de mal-être ou de souffrance, passée ou en cours, nous avons scruté l’autre, détaillé son instabilité, sa cruauté, sa manipulation, voire sa perversion, jusqu’à nous perdre parfois nous-même de vue.

Pourtant les relations nuisibles ne sont pas un hasard. 

Nos relations primaires, celles que nous avons entrevues ou vécues pendant notre enfance ont forgé un ensemble de croyances et de certitudes ; nous cherchons inconsciemment à régler nos traumatismes appuyés sur ce seul système, en mobilisant les compétences intellectuelles dont nous disposions alors pour y répondre.

Avec pour conséquence de nous enfermer dans un schéma répétitif, dont résultent bien souvent des relations peu satisfaisantes, nuisibles, ou carrément destructrices.

Le travail avec des chevaux, assorti d’un accompagnement thérapeutique professionnel, en groupe et individuel, et de jeux de sable, va permettre de prendre conscience et d'identifier l’origine, les structures et le fonctionnement de cette répétition. Sans jugement, nous allons apprendre à repérer puis désamorcer ces relations qui agissent sur nous comme des addictions, car elles sont le seul modèle que notre psychisme reconnaît comme vivant. 

Pour s’autoriser à choisir, et développer, enfin, des relations heureuses, respectueuses, et épanouissantes.

Pourquoi le cheval?

Le cheval et l’homme :

Contrairement à l’être humain, le cheval est un nomade : il n’a ni possession ni territoire à protéger ou défendre, mais chevauche les terres pour suivre l’abondance de la nature. Il vit ainsi entièrement dans le moment présent, tout en ayant besoin du soutien apporté par les autres membres de la harde.

Le cheval est

  • Autonome mais non solitaire ;
  • Vulnérable, mais pas victime ;
  • Sensible et non pas faible ;
  • Dans la collaboration, et non dans la soumission.

Pourquoi le cheval pour nous aider …

La survie du cheval dépend de son aptitude à créer des relations fiables et respectueuses avec ses congénères. Proie de choix à l’état sauvage, il est la cible de nombreux prédateurs qui cherchent à abuser de sa vulnérabilité. Dès son plus jeune âge, le cheval est donc éduqué à vivre en troupeau – si son comportement est considéré comme impropre, trop fougueux, menaçant, dangereux au point de mettre la harde en difficulté, les membres adultes l’excluent jusqu’à ce qu’il accepte de se conformer aux règles. En grandissant, le jeune cheval gagnera en autonomie et en rassurance, et ce sera à son tour d’enseigner l’art de la survie et de la cohabitation aux plus jeunes.

Si, tout comme le cheval, notre survie dépend dans notre prime enfance de ceux qui nous entourent, et apprenons à nous comporter pour être acceptés plutôt que de suivre nos instincts naturels, ce conditionnement peut s’assortir d’une forme de négligence voire d’une certaine maltraitance : chantage émotionnel, punition physique, exclusion du clan familial, culpabilisation, etc.

Un mode d’éducation qui explique qu’à l’âge adulte nous continuions à nous orienter vers l’extérieur pour plaire, comme s’il s’agissait là encore de notre survie. Nous recréons continuellement les schémas appris dans l’enfance, au risque de nous perdre. Notre seule motivation – comme celle du cheval : rester en vie. C’est ainsi que nous nous soumettons aux besoins et aux attentes des autres, plutôt que de croire en nos capacités et suivre nos motivations propres – car c’est la seule vie que nous connaissons. Nous n’avons pas le choix.   

…et comment...

Pour le cheval, les émotions sont des informations : ils ont gardé de leur atavisme une extraordinaire sensibilité aux variations les plus infimes de leur environnement. Mais au même titre qu’ils restent constamment sur le qui-vive, à l’affût d’un danger éventuel, ils sont en permanence à l’écoute des vibrations dégagées par les autres membres du troupeau - une réceptivité qu’ils peuvent tout aussi bien diriger vers les êtres humains.

En présence d’un cheval, il est primordial de rester cohérents entre son ressenti et ce qui est manifesté, car chaque mensonge, chaque décalage – si petit soit-il, est accompagné d’une accélération du rythme cardiaque, d’une augmentation de la tension et de la température corporelle, de la contraction des muscles… autant de symptômes physiques qui percent involontairement. Une discordance flagrante, dangereusement troublante pour le système de conscience équin.

Si ce phénomène est souvent résumé par la formule « le cheval peut sentir la peur », il s’avère pourtant bien plus subtil et complexe : en manifestant leur trouble par une forme d’agitation, les chevaux reflètent précisément l’émotion masquée. Ils ne se calmeront qu’au moment où l’être humain en lien avec eux « enlève le masque », c’est-à-dire reconnaît le sentiment refoulé. Il ne s’agit pas de le combattre ou de le faire disparaître, simplement d’en prendre conscience, d’être aligné avec ses émotions. Le cheval auparavant agité, montrera alors des signes de détente très visibles. A travers son regard, c'est la découverte de nous-même qui nous est proposée : son comportement va refléter des courants inconscients et souvent profondément ancrés en nous.

Il s’agit là d’un point clé de l’apprentissage expérientiel avec le cheval qui nécessite d’être vécu et éprouvé pour percevoir l’étendue de sa juste et forte réalité..

 

Durant ces 8 jours, nous allons réaliser plusieurs activités avec les chevaux.

 

Activité 1 : Raconter son histoire

C’est là que tout commence, par nos histoires individuelles et singulières. Raconter son histoire, c’est se reconnecter avec ses ressentis, et identifier les symptômes communs.

C’est aussi chercher la normalité de la situation, sa répétition : nous voilà en terrain connu, dans un système mis en place pour survivre - mais qui n’est plus efficace. Car ces relations agissent sur nous comme des addictions, elles sont le seul modèle que notre psychisme reconnaît comme vivant. 

C’est enfin isoler le moment où nous avons laissé à l’autre les clés de notre plénitude. Quelle phrase, quelle formule, nous a fait nous sentir si bien que nous n’avons eu de cesse de chercher à reproduire, en vain, cet état.

 

Activité 2 : Sortir de la naïveté

Nous allons ici reprendre une à une les étapes de la relation pour les vider de leur affect. Un processus à même de mettre à jour un mécanisme peut-être déjà vécu en d’autres temps et d’autres lieux.

Un processus qui va aussi nous permettre de nous déculpabiliser ; de comprendre, en visualisant la situation d’origine, que bien souvent, le choix était restreint. Imaginez le dénuement de l’enfant ou adolescent que nous étions, et les ressources dont il disposait. Se débarrasser du « si j’avais », « j’aurais dû »… pour s’autoriser à être en colère. Une étape indispensable pour parvenir à se pardonner.

Deuxième axe de cet atelier, comprendre pourquoi la sensation de menace, l’alerte face au risque n’a pas fonctionné. Et accepter la tentation que cela a été de devenir un être parfait pour l’autre : pour réparer quoi ? par manque de quoi ?

 

Activité 3 : Retrouver la juste distance

Il s’agit désormais de comprendre pourquoi le désir de l’autre est tout entier présent dans la relation nuisible.

L’empathie est la capacité de comprendre, d’imaginer ce que l’autre ressent.

La compassion celle de ressentir et de vivre une tristesse qui n’est pas la sienne.

En répondant à l’autre par de la compassion, nous allons au-delà de nos limites, nous ressentons à sa place, nous faisons pour lui. La compassion enlève la distance nécessaire pour nous protéger.

Alors comment en sortir ? Nous allons introduire la notion de responsibilisation :

De quoi avons-nous peur si nous n’allons pas dans le sens, les attentes de l’autre ?

 

Activité 4 : La voie de l’individuation

Nous aborderons ici la difficile question de la dissolution de l’identité : dans la relation nuisible, l’identité est construite en fonction des manques fondamentaux de l’autre. Or prendre confiance nécessite de compter sur soi en tant qu’être complet.

Il s’agira donc de chercher ce que l’on a occulté, ce qui manque, ce que l’on a mis de côté.

De trouver comment rester soi-même dans la relation à l’autre.

 

 Activité 5 : Le Nouveau Paradigme

Tout d’abord, définir ce que nous voudrions, ce qui est important pour nous. S’imaginer dans une relation saine, et tenter de la décrire : quel type de relation nous fait envie, avec quelles composantes, animée de quels rêves ?

A contrario formuler ce qui semble manquer, que ce soit en amour, en amitié, au travail, et ce qui paraît impossible.

Détourer ses prises de consciences, le chemin parcouru, va être la base de la construction du protocole que chacun devra définir selon ses attentes : quelles sont les étapes à mettre en place ? Comment reconnaître l’agresseur, déceler les signes d’une relation nuisible, mettre la distance nécessaire pour se protéger...

 

Aller plus loin

Cet atelier se déroulera en juillet / août, après l'année scolaire, autour des retours de l’expérience de chacun.

Un temps pour se poser, pour regarder où nous en sommes :

Qu’avons-nous réussi à changer ? Que voudrions-nous changer encore ?

Un temps également pour élargir, ouvrir, en définissant ce que l’on souhaiterait apporter de nouveau.

Un temps enfin pour apprendre à écouter. Ecouter l’autre sans pour juger, sans conseiller, accueillir avec bienveillance. Parce que ce sont les bases de fonctionnement du groupe de parole que nous mettrons en place pour ceux qui le souhaitent, construit autour de l’expérience partagée.

 Cet atelier peut être complété par l'atelier du 13 et 14 avril 2018 intitulé *Relations nuisibles: êtes - vous concerné?

 

Informations sur l'atelier

 

Durée         8 journées

Date           28.07. - 4.08.2018

Où              Artimont, dans le Val d’Oise, France

Tarif           € 989 (inclus déjeuners légers, exonéré de TVA)

Animation    Eva Reifler, tél : 06 99 19 02 95, mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

                  Valéry Jeantet, psychothérapeute formée à l’université européenne de psychothérapie(SFU), aux thérapies cognitives, la PNL, systémique, et à l’ISST

Inscription   merci d'utiliser notre formulaire d'inscription ci-dessous

*participer à cet atelier ne requiert aucune expérience avec les chevaux. Les activités sont réalisées au sol.  Merci de vous munir de chaussures fermées et de vêtements imperméables

 

Au grand plaisir de cheminer ensemble,

Valéry et Eva